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La quête du combustible liquide renouvelable de demain

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Selon les derniers chiffres du SPF Economie, plus d’un tiers des foyers belges chauffent leur logement au mazout (37%).

Texte | Informazout et Joaquim Dupont

Photos | Informazout

26 mai 2022 Temps de lecture 7 minutes

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Afin d’atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Union Européenne, il est nécessaire de trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant du chauffage des bâtiments. Parmi ces solutions, un approvisionnement en chaleur pauvre en carbone au moyen d’une chaudière alimentée en combustibles liquides est l’une des options. Le développement et la mise sur le marché de combustibles liquides pauvres en carbone représente donc un vrai défi pour le secteur du mazout, bien conscient de l’importance de la tâche.

Le développement de combustibles liquides pauvres en carbone représente donc un vrai défi pour le secteur du mazout. (Photo : © NESTE).

Prendre tous les éléments en compte

Selon les derniers chiffres du SPF Economie, plus d’un tiers des foyers belges chauffent leur logement au mazout (37%). La plupart de ceux-ci sont situés en zones rurales ou en périphérie de zones urbaines, et ne peuvent pas ou difficilement être raccordés au réseau de gaz naturel. Au vu de cette proportion non-négligeable, il est facile de comprendre l’intérêt du secteur de proposer des combustibles liquides pauvres en carbone. Willem Voets, General Manager chez Informazout, confirme leur potentiel : « L’utilisation de ces combustibles peut entraîner des émissions de CO2 jusqu’à 90% inférieures à celles du mazout conventionnel. Mais avant de parler de mazout plus propre, il y a deux autres étapes cruciales : premièrement réduire la demande en énergie du bâtiment, notamment en isolant davantage et mieux, et en installant une chaudière à haut rendement. Ensuite, il s’agit de combiner le mazout et les énergies renouvelables en associant par exemple les chaudières au mazout existantes à une pompe à chaleur ou un chauffe-eau solaire. »

Tous les combustibles pauvres en carbone (Biomass-to-Liquid, Emag, HVO, Power-to-Liquid) ont du potentiel, mais se situent à des stades divers. (Photo : © NESTE)

Tous les combustibles liquides pauvres en carbone (Biomass-to-Liquid, EMAG, HVO, Power-to-Liquid) ont du potentiel, mais se situent à des stades divers. Certains sont encore en cours de développement alors que d’autres sont prêts à être introduits sur le marché. Les fabricants de générateurs de chaleur parcourent actuellement le process afin de donner leur accord pour l’utilisation de ces combustibles alternatifs dans leurs chaudières.

Les fabricants de générateurs de chaleur parcourent actuellement le process afin de donner leur accord pour l’utilisation de ces combustibles alternatifs dans leurs chaudières. (Photo : © Cargill)

Le HVO, la « vraie » solution ?

« Comme mentionné précédemment, nous n’excluons aucun combustible pauvre en carbone, qu’ils aient tous ou une partie d’entre eux un avenir.  Cependant, l’avantage du HVO face aux autres combustibles, c’est sa grande compatibilité avec le mazout conventionnel en raison de sa composition chimique qui lui permet d’être mélangé au mazout dans toutes les proportions. Cela en fait un véritable produit drop-in (et même pur – au Royaume-Uni et en Finlande, des installations de chauffage fonctionnent à 100% au HVO) qui permet de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 90% », explique Willem Voets. Un produit prometteur donc, dont les quantités disponibles devraient augmenter rapidement dans les prochaines années, plusieurs sociétés étant intéressées par la production du HVO. 

le R33 fonctionne parfaitement mélangé au mazout conventionnel et offre un rendement comparable à ce dernier.

Informazout et le pari du R33

Informazout a également lancé un projet de démonstration des possibilités du HVO, avec le combustible R33, un mix de 26% de HVO (NBN EN 15940) et de 7% d’EMAG (NBN EN 14514) mélangé à du mazout conventionnel. Le choix du R33 s’est imposé logiquement, comme l’explique Willem Voets : « Il s’agit d’un mélange également utilisé dans d’autres pays européens, avec des paramètres standards contrôlés et mesurés. Nous pourrons ainsi bientôt tirer des enseignements de l’ensemble de ces expériences sur le terrain. De plus, en2x, l’Informazout allemand, a déjà effectué de nombreux tests et contrôles techniques qui démontrent que le R33 peut être utilisé sans devoir adapter l’installation de chauffage. Enfin, le R33 fonctionne parfaitement mélangé au mazout conventionnel et offre un rendement comparable à ce dernier. Les chiffres ne mentent pas : une chaudière au mazout qui utilise du R33 émet moins de CO2eq/kWh qu’une chaudière au gaz naturel. »    

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Mathieu Noppe

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